EN IMAGES. Comment les Oscars sont devenus le symbole de la discrimination façon Hollywood

La 88e cérémonie des Oscars se tient à Los Angeles dimanche 28 février. Ces dernières semaines, des voix se sont élevés pour dénoncer l'absence de nominés issus de minorités. 

En snobant les films Creed, Straight Outta Compton, Beasts of no nation ou encore Seul contre tous, l'Académie des Oscars a fait de la 88e édition de la cérémonie celle de la polémique. Dès l'annonce, en janvier, de la liste des nommés, le hashtag #OscarsSoWhite, s'est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, mettant en lumière l'absence de représentation des minorités à Hollywood. A l'heure du verdict, dimanche 28 février, l'usine à rêve semble prête à se remettre en question. 

Noir(e)s, latino(a)s, asiatiques, femmes, homosexue(le)s et transexuel(le)s ont pris la parole pour dénoncer les discriminations dont ils et elles font l'objet. Des discriminations qui débutent longtemps avant que les œuvres n'apparaissent sur les écrans : au stade du casting, du financement des projets, mais aussi de l'écriture des rôles, souvent caricaturaux (sur 10 femmes noires oscarisés, 9 incarnaient des personnages vivant dans la misère, rappelle Mashable). 

Cette année plus que jamais, la cérémonie des Oscars, traditionnellement symbole du glamour et de la toute puissance de l'"entertainment" américain, applique un effet loupe sur une industrie et une société malade. Francetv info a rassemblé le diagnostic de 15 stars. 

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En 2002, l'actrice Halle Berry a été la première femme de couleur à remporter l'Oscar de la meilleure actrice. Emue aux larmes, elle avait déclaré : "Ce moment dépasse tellement [mon cas personnel] (...) Une porte s'est ouverte." Lors d'une conférence à Los Angeles, le 2 février, elle est revenue sur le peu de chemin parcouru depuis son sacre.  MICKAEL BUCKNER / REX / SIPA
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Spike Lee est l'un des premiers à avoir dénoncé le manque d'acteurs noirs, asiatiques ou latinos parmi les nommés de l'édition 2016 des Oscars, et ce pour la deuxième année consécutive. Son utilisation du hashtag #OscarsSoWhite sur les réseaux sociaux, dès l'annonce des concurrents en lice, a contribué à lancer le débat.  REUTERS
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Cheryl Boone-Isaacs est présidente de l'Académie des Oscars depuis 2013. Le 19 janvier, elle a annoncé "un doublement d’ici 2020 de ses membres féminins ou provenant de minorités ethniques." Objectif : "Que les femmes représentent 48 % du total des membres votants, et les minorités ethniques plus de 14 %", selon une porte-parole. AFP
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L'actrice Jada Pinkett Smith a quant à elle rapidement annoncé qu'elle n'irait pas à la cérémonie, en guise de protestation. Début février, elle a réagi à l'annonce de l'Académie sur la rénovation de son fonctionnement, jugeant, avec prudence, qu'il s'agissait d'une bonne chose.  CHRIS PIZELLO / INVISION / AP / SIPA)
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L'épou de Jada Pinkett Smith, Will Smith, a également pris part au débat, estimant que les Oscars ne sont "que la partie visible d'un problème plus large aux Etats-Unis".  REUTERS/ DANNY MOLOSHOK
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Non sans humour, Jamie Foxx, oscarisé en 2005 pour son rôle dans "Ray", a taquiné Will Smith au sujet de son boycott de la cérémonie. Rappelant que ce dernier n'a de toute façon pas été nominé pour son dernier film "Seul contre tous", il lui a conseillé de "mieux jouer".  CHRIS PIZELLO / INVISION / AP / SIPA
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L'acteur George Clooney a quant à lui estimé que la situation se dégradait, constatant que la diversité était mieux représentée il y a quelques années. Interrogé sur la polémique, l'acteur a expliqué que les Oscars n'étaient que le symptôme d'une industrie malade. REUTERS / TORU HANAI
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En 1973, l'activiste et actrice amérindienne Sacheen Littlefeather était montée sur la scène des Oscars, à la demande de Marlon Brando, pour attirer l'attention sur la discrimination à l'encontre des minorités à Hollywood.  OSCARS.ORG / YOUTUBE
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La polémique sur la sous-représentation des minorités a mis en lumière le phénomène de "whitewashing", qui consiste à attribuer des rôles de personnes de couleur à des Blancs. Dans un sketch, l'humoriste John Oliver a moqué cette pratique, exemple à l'appui.  AP / SIPA
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Connu pour son humour caustique et sans tabou, le comédien Chris Rock animera la cérémonie de cette année et devra, évidemment, aborder la polémique. Appelé par certains à refuser le poste, l'humoriste, qui a fait des tensions raciales l'un de ses sujets de prédilection, promet de saisir cette tribune. 
CHARLES SYKES / AP / SIPA
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Sur Twitter, l'acteur et réalisateur Don Cheadle a ainsi interpellé l'hôte de la cérémonie. Il estime lui aussi que les minorités sont discriminées notamment parce que les studios refusent d'investir dans des projets mettant en avant des acteurs noirs. Il assure ainsi n'avoir recueilli l'argent nécessaire pour produire son dernier film, consacré à Miles Davis, qu'après avoir ajouté un acteur blanc au casting, Ewan McGregor. NUROPHOTO / AFP
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En 2014, Lupita Nyong'o a décroché l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son role dans "12 Years a Slave". Au magazine Variety, elle a déploré l'absence de rôle pour les minorités.  AFP
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Nommée aux Oscars pour son rôle dans "Carole", l'actrice blanche Rooney Mara joue une Amérindienne dans le film "Pan". Une pétition contre son casting à recueilli près de 100 000 signatures. "Je ne veux plus jamais être de ce côté du débat", a réagi l'actrice. LILO / SIPA
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"C'est du racisme anti-blanc", avait déclaré Charlotte Rampling, en lice pour la meilleure actrice, au sujet des acteurs qui boycottent les Oscars 2016. Quelques jours plus tard, elle est revenue sur ces déclarations : "La diversité dans notre industrie est une question complexe que l'on doit aborder", a-t-elle ajouté. MAX ROSSI / REUTERS
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Sur une note d'humour acerbe, Idris Elba accepte une récompense à la 22e Annual Screen Actors Guild Awards, le 30 janvier 2016, à Los Angeles. Beaucoup estiment que sa performance dans "Beasts of no nation", aurait dû lui valoir une nomination aux Oscars.  KEVORK DJANSEZIAN / AFP