Luc Besson condamné pour contrefaçon après s'être inspiré d'un film de John Carpenter

Le tribunal de grande instance de Paris a estimé que "Lock Out", sorti en 2012, ressemblait trop à "New York 1997".

Luc Besson, le 9 septembre 2014, à Moscou (Russie).
Luc Besson, le 9 septembre 2014, à Moscou (Russie). (VASILY MAXIMOV / AFP)
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C'est un remake sans le dire. Europacorp, la société de production de Luc Besson, a été condamnée à verser 80 000 euros d'amende au cinéaste John Carpenter et à ses associés, rapportent Les Inrocks, jeudi 15 octobre. La raison : Lock Out, sorti en 2012 et dont Luc Besson a signé le scénario, a été considéré par le tribunal de grande instance de Paris comme une "contrefaçon" de New York 1997.

Le réalisateur américain avait porté plainte en 2012 pour plagiat. L'intrigue de Lock Out ressemble en effet étrangement à celle de New York 1997 : le héros est à chaque fois envoyé dans une prison futuriste pour sauver la fille du président des Etats-Unis retenue en otage.

Europacorp a fait appel

"La différence du lieu de l’action, ou le caractère plus moderne de Lock-Out ne saurait permettre d’écarter cette reprise. Le film litigieux apparaît partager la même veine que celle de New York 1997, comme l’ont d’ailleurs relevé plusieurs articles de presse. Le tribunal juge ainsi la contrefaçon caractérisée", relève le jugement, reproduit sur le site de l'Observatoire européen de l'audiovisuel. La condamnation date en fait du 7 mai, précise Libération, mais il n'avait pas été rendu public jusqu'ici. Le journal précise par ailleurs qu'Europacorp a depuis fait appel de cette décision.