Cinéma : Blade Runner 2049, honnête mais sans surprise

Blade Runner 2049 sort mercredi 4 octobre en salles, 35 ans après le film culte de Ridley Scott. Quoiqu’honnête, le film est lent, sans idées nouvelles, et l’intrigue alambiquée.

On retrouve dans Blade Runner 2049 Ryan Gosling en androïde chasseur de replicants.
On retrouve dans Blade Runner 2049 Ryan Gosling en androïde chasseur de replicants. (Capture d'écran bande-annonce / Sony Pictures - Warner Bros. Pictures)
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Thierry FiorileRadio France

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Trente-cinq ans après le film de science-fiction de Ridley Scott devenu culte, Blade Runner 2049 sort en salles mercredi 4 octobre. Devenu producteur, Scott a laissé Denis Villeneuve réaliser cette suite, avec Ryan Gosling et Harison Ford en têtes d’affiche. Fallait-il vraiment prendre ce risque ?

Tous les efforts sur la forme

En 1982, Blade Runner impose une vision du futur et une esthétique. Pour la renouveler en y restant fidèle, Denis Villeneuve a tout misé sur la forme : son monde post-catastrophe nucléaire est oppressant, sombre, froid, et c'est réussi. "Ce n’est pas facile de faire un film de science-fiction aujourd’hui, confie le réalisateur. Nous avons travaillé à partir d’un film dont la matière première avait été élaborée dans années 1980 : je me suis surpris, parfois, en faisant le film, à ressentir que je faisais un film d’époque davantage qu’un film de science-fiction." Pourtant, dans cette machinerie hollywoodienne, Denis Villeneuve doit composer avec un scénario feignant : il s’agit, peu ou prou, de la même recette que dans le premier, l'effet de surprise en moins.

La copie est honnête, mais sans idées

Ryan Gosling, androïde lui-même, chasse les Réplicants les moins dociles et retrouve son illustre aîné Harison Ford. L'intrigue est trop alambiquée, le film trop long (2h40) et les scènes d'une lenteur inutile. Le réalisateur rend une copie honnête, même si l'ombre de Stanley Kubrick est pesante. Ce qui est en cause, finalement, c'est le système Ridley Scott : comme avec Alien, il fait du business avec des suites, mais sans idées.