Plus rien n'arrête les super-héros d'Avengers. Aux Etats-Unis, le film de Joss Whedon a réalisé un premier week-end historique, avec 200,3 millions de dollars de recette (154,73 millions d'euros) en trois jours. En France, le succès est également au rendez-vous : le blockbuster, en salles depuis le 25 avril, a effectué le meilleur démarrage de l'année, et cumule 3 142 617 entrées sur ses deux semaines d'exploitation, rapporte Libération.

Mais le succès financier et populaire n'empêche pas les petites histoires et les polémiques plus ou moins sérieuses de fleurir autour du film. FTVi en fait le tour.

• Des dégâts qui coûtent cher

La dernière scène du film, qui est aussi la plus époustouflante, se déroule à New York. On y assiste à un combat épique entre les super-héros et une marée d'aliens, avec force explosions et immeubles détruits.

Du coup, The Hollywood Reporter (lien en anglais) s'est demandé combien auraient coûté les dégâts de cette bataille dans la réalité en faisant appel à une société spécialisée. Le verdict fait mal : 160 milliards de dollars (124 milliards d’euros) au total. Cela inclut 60 à 70 milliards de dollars de dommages matériels, 90 milliards liés aux conséquences économiques, plus un coût difficilement chiffrable relatif aux pertes humaines.

Le site compare ce montant avec celui des conséquences d'évènements réels : le 11-Septembre a ainsi "coûté" 83 milliards de dollars (64 milliards d'euros), contre 90 milliards (69,5 milliards d'euros) pour l'ouragan Katrina, et 122 milliards (94 milliards d'euros) pour le tsunami japonais de mars 2011.

• Le Pentagone a coupé les ponts avec les studios Marvel

Si le film remporte un grand succès auprès des spectateurs, ça n'est pas franchement le cas auprès du ministère de la Défense américain. Celui-ci, qui prête régulièrement du matériel militaire à Hollywood, a cette fois catégoriquement refusé de donner un coup de main à l'équipe du film.

En cause : l'image de l'armée renvoyée par le film, qui serait trop ambiguë pour le Pentagone. Les "Avengers" sont en effet réunis par une organisation internationale fictive, le S.H.I.E.L.D., dont le statut est un peu flou, puisqu'il s'agit d'un mélange entre un genre de CIA et une force internationale mystérieuse. Le commandant de cette organisation, incarné par Samuel L. Jackson, est par ailleurs notoirement rebelle, ce qui hérisse les poils de la Défense américaine.

"Nous ne pouvions pas concilier le caractère fictif de cette organisation d'un côté, et notre place en son sein de l'autre", a déclaré le chargé de liaison du ministère avec Hollywood au site Wired (lien en anglais). "De qui le S.H.I.E.L.D. dépend-il ? Est-ce que l'armée travaille pour le S.H.I.E.L.D. ? Nous nous sommes heurtés à cet obstacle et avons décidé que nous ne pouvions rien faire."

• Une image de l'Inde pas au goût de Bollywood

A Bollywood, une scène du film a du mal à passer. On y voit l'alter ego du super-héros Hulk, le docteur Banner, soigner des lépreux dans les bidonvilles de Calcutta. "La culture et l'héritage de Calcutta sont riches et un réalisateur doit respecter cela, a ainsi déclaré une star du cinéma local au Hindustan Times (lien en anglais)ll y a deux scènes qui se déroulent en Inde, et on n'y voit que les bidonvilles. Cela aurait pu être fait avec meilleur goût."

Un avis partagé par des spectateurs interrogés par le journal. "C'est devenu banal en Occident de montrer les bidonvilles indiens dans lesquels un Occidental va aider les pauvres", se désole l'un d'entre eux.

• Une réplique choque certains adoptés

L'humour du film est également mis en cause. Dans l'une des scènes, le personnage de Thor tente de défendre son frère Loki, qui répand la terreur. La Veuve noire, interprétée par Scarlett Johansson lui rétorque que celui-ci a tué "80 personnes en deux jours". "Il est adopté", répond Thor, gêné.

Drôle ? Pas pour tout le monde. Plusieurs blogueurs ont estimé que cette blague était offensante. Du coup, une pétition a été lancée pour que les studios Marvel s'excusent. Avec 149 signatures, l'affaire semble mal engagée. Mais qui sait ?