Envoyé spécial, France 2

VIDEO. Sacs de luxe en peau de croco : l’envers du décor

Au Vietnam, dans cet élevage de crocodiles qui serviront à fabriquer des sacs et des bottes, Paul Sanfourche a pu filmer les méthodes barbares infligées à ces animaux. Extrait du reportage diffusé dans "Envoyé spécial".

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PAUL SANFOURCHE / FRANCE 2
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Hela KhamarouFrance Télévisions

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Spécialisé dans l’export de peaux de reptiles, le Vietnam est devenu l’un des plus gros fournisseurs de l’industrie du luxe. Pour en faire des sacs, mais aussi des vestes, des bottes, la peau de ce reptile se vend à prix d’or. Les plus grandes enseignes parisiennes affichent des prix exorbitants et les clientes fortunées en raffolent.

Mais comment sont traités ces animaux dont le sort est scellé d’avance ? A une heure de la capitale économique Ho Chi Min ville, une ferme de crocodiles. Plus de 2 000 spécimens qui nécessitent 6 à 7 kg de viande de poulet chacun, trois fois par mois.

Cette ferme vend 8 000 peaux à 300 euros par an

"Je peux vous dire que le patron aime vraiment ses animaux, et il les traite vraiment très bien", explique cet employé chargé de nourrir les bêtes tous les dix jours. Voilà vingt-cinq ans que le patron s’est lancé le premier dans cet élevage à grande échelle. Un filon très avantageux : chaque peau de croco est revendue 300 euros. 

Et le business est florissant, puisque la ferme vend désormais plus de 8 000 peaux par an. Lorsqu’ils atteignent l’âge adulte, les crocodiles partent à l’abattoir. Muselés, ils sont transportés vivants dans des sacs en toile jusqu’à leur destination finale.

Un coup de ciseaux dans le cerveau, et le tour est joué

Dans cet abattoir, ces crocodiles sont exécutés au moyen d’une lame de ciseaux plantée au sommet du crâne. Une mort pas toujours instantanée puisque ce jour-là, la queue de l’un des crocodiles continue à frétiller. Quant au dépeçage, il ne dure qu’une dizaine de minutes, et laisse apparaître la chair à vif de l’animal.

"Ceux qui achètent des peaux de luxe, je pense qu’ils acceptent ça. C’est comme le cuir de vache. Ce ne sont pas des animaux sauvages, et on les tue comme des vaches dans un abattoir. Mais le problème, c’est de savoir comment on les tue, il faut que ce soit rapide, et puis le moins douloureux possible", explique le patron, qui ne semble pas choqué par les méthodes employées. Et puis, les acheteurs du monde entier se battent pour ces peaux, alors pas de quoi verser une larme (de crocodile).

Sur Twitter, le sort réservé à ces reptiles a énormément choqué : 

 

 

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(ENVOYÉ SPÉCIAL (PAUL SANFOURCHE / FRANCE 2))