"Pour ou contre le loup ?", un débat qui reste vif

Le nombre de loups abattus autorisés par le ministère de l'Écologie est passé de 24 en 2014 à 36 en 2015. Les défenseurs du loup se mobilisent. 

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FRANCE 3

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Ce dimanche matin à Nice, samedi à Lyon, ils étaient plusieurs milliers de personnes à défendre la cause des loups avec un capitaine emblématique : Paul Watson, le défenseur des baleines. Une mobilisation nationale à l’appel de 36 associations venues dénoncer l'abattage systématique des loups. "Nous ne sommes pas opposés à ce que certains loups soient abattus parce qu'on a identifié qu'ils posaient problème, mais aller tirer des loups n'importe où en disant 'on va réduire la population', ça ne résout pas le problème de l'agression au troupeau", explique Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux.

Une espèce protégée

Une démonstration de force sur deux jours en guise d'avertissement pour rappeler que le loup est une espèce protégée. Pourtant le nombre de loups abattus a considérablement augmenté. Jean-Louis Fleury est éleveur dans la Drôme, son cheptel de Brebis a été attaqué : 25 brebis perdues. Pour lui c'est l'impasse, en cinq ans, le nombre de loups a presque doublé, son territoire s'est élargi. Les indemnités versées aux éleveurs l'an dernier étaient de 2,5 millions d'euros.

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Le Sénat a voté un amendement autorisant les éleveurs munis d'un permis de chasse à abattre des loups dans les communes touchées par des attaques, lundi 14 avril 2014.
Le Sénat a voté un amendement autorisant les éleveurs munis d'un permis de chasse à abattre des loups dans les communes touchées par des attaques, lundi 14 avril 2014. (PATRICK PLEUL / DPA)