La corrida avec mise à mort rebute même les habitants des départements taurins du sud de la France

Selon une enquête Ifop, 75% des personnes interrogées des départements de l'Aude, des Bouches-du-Rhône, du Gard, du Gers, de la Gironde, de l'Hérault, des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Orientales se disent opposées à cette pratique.

Le torero Juan Bautista défie le taureau lors d\'une corrida, le 14 mai 2016, à la feria de Nîmes (Gard). 
Le torero Juan Bautista défie le taureau lors d'une corrida, le 14 mai 2016, à la feria de Nîmes (Gard).  (MAXPPP)
avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

La corrida n'est plus guère appréciée. Trois quarts des habitants des dix départements français où ont lieu des corridas avec mise à mort de taureaux, se déclarent opposés à cette pratique, selon un sondage Ifop rendu public, vendredi 14 avril, par l'Alliance anticorrida.

A la question "êtes-vous favorable ou défavorable aux corridas avec pique, banderilles et mise à mort des taureaux ?", 75% des sondés des départements de l'Aude, des Bouches-du-Rhône, du Gard, du Gers, de la Gironde, de l'Hérault, des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Orientales répondent par la négative.

Les femmes et les jeunes y sont très opposés

Dans le détail, 84% des personnes interrogées dans ces départements du sud déclarent qu'elles approuveraient une interdiction d'assister à des corridas avec mise à mort pour les enfants de moins de 14 ans, dans cette enquête rendue publique le jour de l'ouverture de la Feria de Pâques à Arles (Bouches-du-Rhône).

L'attribution de subventions publiques aux écoles de tauromachie et aux organisateurs de corrida est fortement désapprouvée (73% sont contre, 27% pour) dans les 10 départements cités, selon cette étude. L'Ifop note que "les femmes et les plus jeunes sont plus sensibles à ce sujet". Ces deux catégories sont favorables à 89% à l'interdiction des corridas avec mise à mort pour les moins de 14 ans.

Dans un communiqué publié vendredi, l'Alliance anticorrida estime que ce sondage montre que "l'attachement à la corrida dans des départements dits 'de tradition taurine' n'est qu'un mensonge". Cette étude "balaie la légende" et "montre que l'action menée par l'Alliance anticorrida est un combat d'avant-garde", assure l'association. "Mais surtout que l'espoir réside dans la jeune génération, désormais hermétique à la barbarie des arènes", poursuit-elle.

* Sondage mené du 7 au 10 mars via des questionnaires papier et internet selon la méthode des quotas après stratification par département et catégorie d'agglomération auprès d'un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus vivant dans les 10 départements cités.