Interdiction de la reproduction en captivité des orques et dauphins : Marineland a déposé un recours au Conseil d'Etat

Le parc animalier marin Marineland a déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre l'interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité. La mesure a été prise par arrêté en mai dernier.

Un spectacle de dauphins au parcs aquatiques Marineland, le 17 mars 2017.
Un spectacle de dauphins au parcs aquatiques Marineland, le 17 mars 2017. (VALERY HACHE / AFP)
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franceinfoRadio France

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Le parc animalier marin Marineland, installé à Antibes (Alpes-Maritimes) annonce, lundi 10 juillet, via un communiqué, avoir déposé jeudi 7 juillet un recours devant le Conseil d'Etat contre l'arrêté interdisant la reproduction en captivité des dauphins et des orques, jugeant le texte "incohérent" et estimant qu'il conduit, contrairement à l'objectif affiché, "à une altération des comportements naturels des animaux".

Cet arrêté a été pris par Ségolène Royal, alors ministre de l'Ecologie, le 3 mai dernier.

"Des modifications de dernière minute"

"Madame la ministre a introduit dans l'arrêté des modifications de dernière minute bouleversant [l'] économie générale [du parc]. L'arrêté adopté et publié dénature ainsi le travail et les échanges résultant de plus de deux années de concertation entre les services de l'Etat, les associations de défense des animaux et de protection de l'environnement et les professionnels du secteur, en vue d'adapter l'arrêté de 1981 [visant les établissements accueillant des cétacés vivants] aux connaissances et savoir-faire acquis au fil des années" a expliqué Marineland dans son communiqué.

Le parc accuse Ségolène Royal de condamner "à terme, l'activité des delphinariums français".

"Des contradictions et incohérences" au sein de l'arrêté

"Il résulte, au sein même de l'arrêté, des contradictions et incohérences rendant impossible la mise en œuvre de celui-ci et conduisant inéluctablement, contrairement aux objectifs affichés par l'arrêté, à une altération des comportements naturels des animaux, des risques pour leur santé et, à long terme, une moindre protection des espèces concernées" ajoute le communiqué. Le parc demande également la réécriture de cet arrêté "avec l’aide d’un comité scientifique reconnu". 

Marineland se présente comme le "plus grand parc animalier marin d'Europe", accueillant 350 espèces et un million de visiteurs par an, tout en plaçant, toujours d'après le parc des "missions de conservation des espèces marines" au cœur de son activité.