Australie : une immense clôture contre les chats sauvages dressée pour protéger des espèces menacées

Cette clôture va permettre de créer un refuge de 69 000 hectares au nord-ouest d'Alice Spring, dans le Territoire du Nord, dans le centre semi-désertique de l'Australie. Les chats, qui ont proliféré, ont en effet quasiment éradiqué les petits marsupiaux.

Un chat sauvage photographié ici en Allemagne, le 29 octobre 2015. 
Un chat sauvage photographié ici en Allemagne, le 29 octobre 2015.  (JULIAN STRATENSCHULTE / DPA)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Le bush australien regorgeait de vie et d'espèces animales en tout genre. Mais ça, c'était avant l'arrivée des chats, introduit par les Britanniques lors de la colonisation, au XVIIIe siècle. L'Australie a donc lancé le chantier d'une clôture infranchissable par les chats redevenus sauvages afin de ceinturer une immense zone où seront réintroduites des espèces locales (notamment des marsupiaux) décimées par ce prédateur.

Cette clôture va permettre de créer un refuge de 69 000 hectares au nord-ouest d'Alice Spring (Territoire du Nord), dans le centre pays, au coeur du semi-désertique "outback". En parallèle, des centaines de chats sauvages seront attrapés et tués. Mené par l'ONG Australian Wildlife Conservancy (AWC), le projet prévoit la réintroduction d'une dizaine d'espèces qui survivent actuellement sur des îles ou dans des réserves protégées.

"Les chats sauvages ont volé la vie sauvage indigène"

"Concrètement, tous les mammifères de petite à moyenne taille, en particulier dans le centre de l'Australie, ont vu leurs nombres chuter de façon dramatique", a expliqué le directeur général d'AWC. "Ce que virent les premiers explorateurs fut un bush australien qui regorgeait de petits animaux. Mais les chats sauvages et les renards [eux aussi introduits par les Européens], en particulier, ont volé la vie sauvage indigène et une bonne partie du centre de l'Australie est désormais un désert en ce qui concerne les marsupiaux."

Les chats sauvages sont montrés du doigt comme les coupables numéro un. On estime que leur population est de plusieurs millions d'individus, certains pouvant tuer jusqu'à sept animaux par nuit.