Un juge new-yorkais a ordonné mardi 1er juillet la libération d'un ancien policier reconnu coupable dans un premier temps de complot d'enlèvement pour tuer et manger des femmes. Ce dernier a vu sa condamnation annulée par le tribunal. Le juge fédéral a estimé que "personne n'avait jamais été enlevé", et qu'il n'y avait jamais eu de "tentative d'enlèvement", ou aucune "démarche dans le monde réel pour kidnapper qui que ce soit".

Gilberto Valle n'était jamais passé à l'acte. Mais celui qui a gagné le surnom de "policier cannibale" était un habitué de sites internet fétichistes. Visiteur assidu de sites internet aux images particulièrement dérangeantes, montrant des scènes de torture et de cuisson de femmes apparemment simulées, Valle, 30 ans, avait raconté ses fantasmes en détails sur des sites spécialisés, sollicitant avis et conseils auprès d'autres habitués. Il avait été reconnu coupable en mars 2013 et risquait la réclusion à perpétuité pour tentative d'enlèvement. 

Libéré contre une caution de 100 000 dollars

Mais pour le juge, "en dépit de la nature hautement dérangeante de ses intérêts sexuels déviants et dépravés, ses conversations et emails sur ces intérêts ne sont pas suffisants pour en faire un complot d'enlèvement". Les procureurs ont annoncé qu'ils feraient appel. En attendant le juge a ordonné la libération de Gilberto Valle contre une caution de 100 000 dollars. Il l'a assigné à résidence chez ses parents, le temps que l'appel soit entendu, et a demandé un suivi psychologique.

Les avocats du jeune homme se sont déclarés "ravis". "La décision du juge confirme ce que nous avons dit depuis le début, il n'est coupable de rien d'autre que de pensées très peu conventionnelles (...). Mais on ne met pas les gens en prison pour leurs pensées", a déclaré son avocate Julia Gatto au sortir de l'audience.

La libération de Valle, qui a passé 21 mois en prison, devait intervenir dans la journée, une fois rassemblées les conditions imposées par le juge pour cette libération. Sur Twitter, certains internautes plaisantent ou s'inquiètent de cette situation comme cette journaliste du New York Post qui tweete : "Le policier cannibale Gilberto Valle est dehors et il sera à temps à la maison pour le dîner".